Ventilateur-inline pour salle de bains éloignée : le relais qui rend le débit quand la gaine est trop longue

Dans les pavillons rénovés en L, les combles aménagés ou les extensions, la salle d'eau à ventiler se trouve parfois à vingt mètres du caisson, avec quatre coudes sur la ligne. À cette distance, la perte de charge mange l'essentiel de la pression disponible : la bouche affiche théoriquement 15 m³/h et n'en délivre que 5. Plutôt que de démonter le réseau, un ventilateur-inline — ou relais de gaine — posé en série sur la branche mal desservie restaure le débit, à condition de le choisir et de le poser correctement.

Quand le relais est la bonne réponse, quand c'est un emplâtre

  • Bonne réponse : une seule branche longue ou coudée sur un réseau sinon correct, débit mesuré en-dessous du réglementaire, caisson déjà à son régime maximal.
  • Emplâtre : tout le réseau sous-dimensionné (gaine Ø 80 sur dix mètres), caisson en fin de vie, pertes par dépressurisation aux raccords. Le relais masque le symptôme sans corriger la cause ; il tournera plus vite chaque année.
  • À écarter : la création d'une extraction indépendante en façade si le règlement de copropriété ou le PLU l'interdit, et le simple perçage du conduit collectif, qui déregle les étages.

Choisir le matériel sur trois chiffres

Le débit libre (un relais de salle d'eau se dimensionne autour de 15 à 35 m³/h), la pression disponible à ce débit (c'est le chiffre clé : un relais à 30 Pa n'ouvrira pas une ligne pincée), et le niveau sonore mesuré en bout de gaine, pas au carter — visez 30 dB(A) ou moins en régime de nuit. Les modèles à capteur d'humidité intégré déclenchent seuls pendant la douche et retombent après : c'est la configuration la plus sobre, car elle n'ajoute pas de débit permanent au bilan.

Les pièges de pose

  1. Position : en partie basse de la montée, au plus près de la bouche, jamais dans un volume où le condensat stagnerait.
  2. Accessibilité : le relais a un moteur et des roulements ; il se démonte sans échafaudage ni dépose de plafond.
  3. Électricité : sur le circuit du caisson avec coupure d'entretien visible, ou circuit dédié avec différentiel 30 mA en volume humide.
  4. Souplesse : deux raccords souples de part et d'autre pour ne pas transmettre le bruit au réseau rigide.
  5. Sens de flux vérifié au montage, étiquette de date posée au feutre.

Le contrôle qui valide l'intervention

Le seul critère qui compte est le débit en bouche, mesuré après pose, anémomètre à coupelle ou à fil chaud : il doit atteindre la valeur réglementaire de la pièce (15 m³/h en WC et salle d'eau), caisson en régime de base et relais au régime nominal. Un test au papier fin prouve l'aspiration, pas le débit : sans relevé chiffré, l'intervention reste une intention. On consigne la valeur, la date, et l'on recontrôle un an plus tard : le relais encrasse la première gaine qu'il traverse, comme toute extraction.